Document d'une valeur incontestable. Elle sera contestée, et ce tant que l'histoire récente de ce pays ne sera abordée que sous la pression d'idéologies binaires. De l'historien et résistant Marc Bloch, rapportant l' « étrange défaite » de 1940, au colonel Groussard, anti-gaulliste mais chef d'un réseau de renseignement travaillant pour les Alliés, en passant par le haut fonctionnaire Marcel Peyrouton (ministre de Vichy qui finit à la tête du protectorat français du Maroc, puis en prison à Paris), les convictions des Français de 1939 à 1945 couvraient toutes les nuances du spectre : à une époque sans « réseaux sociaux », elles ont évolué, mais assez lentement. Il faudra bien en venir, un jour, à recenser des actes et non plus des pensées. Nous comprendrons mieux la France de 1940 à 1945 quand nous aurons des données fiables sur ce que firent alors les Français : les actes de collaboration, les actes de résistance, les auteurs de ces actes, et sur le restant des Français (qui n'en commirent aucun, comme cette pétainiste).
le 21/12/2022 18:35
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