Les « sciences » de l'action publique

de Olivier Ihl, Olivier Ihl (directeur de publication)

Maison d'édition : PUG
Collection : Symposium
avril 2006
Livre papier
format 160 x 240 288 pages Temporairement indisponible
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Public :
Enseignant et étudiants de premier cycle de droit, sciences politiques, économie, histoire. Enseignants des prépas, IEP, facultés de sciences sociales.

Résumé : Quelle place les savoirs produits par la science politique tiennent-ils dans le gouvernement des hommes et des territoires ? Comment ces outils d’analyse sont-ils mobilisés concrètement par les pouvoirs publics ou les groupes d’intérêt ? Par qui sont-ils certifiés et sous quelles conditions ? En retour, quelle incidence a cette instrumentalisation sur la nature et le statut des laboratoires où s’élaborent ces concepts politiques ? Dans l’Europe contemporaine, jamais ces questions n’ont paru si sensibles. Il est vrai qu’une véritable industrie des « études » et « expertises » s’est développée. Longtemps cantonnée à la fonction Recherche des administrations nationales, la voilà qui s’organise dans et autour des institutions européennes : Conseil de l’Europe, Commission, Banque centrale européenne, Parlement, Cour de Justice, etc.
Phénomène entièrement nouveau ? Sans doute pas. Que la recherche scientifique participe des processus de régulation publique est un fait ancien. Pourtant les formes prises par cette « participation » appellent de nos jours une réflexion spécifique. Invoquées ou contestées, elles sont au cœur des controverses sur les façons d’administrer la Cité. Défendues par les uns comme un garde-fou contre la démagogie et le populisme, elles sont attaquées par les autres comme mettant en péril les règles de la représentation politique, voire comme une manière de « confisquer » la décision publique.
Derrière ce débat, une question se pose : comment les savoirs de l’action publique hérités des Trente Glorieuses se sont-ils recomposés notamment sous la double action de l’européanisation des politiques publiques et de la redéfinition du rôle de l’État face au marché ? Quelles figures du pouvoir sont associées à cette transformation fondamentale, celle du passage d’un monopole étatique à une pluralité de systèmes d’action publique, celle de rapports renouvelés entre ingénierie de gouvernement, sciences sociales et action politique.
  • Olivier Ihl, Directeur de l'Institut d'études politiques de Grenoble, professeur agrégé des Universités en science politique, a dirigé le Cerat-UMR Pacte (CNRS). Spécialiste de sociologie historique des sciences de gouvernement, il a notamment publié récemment Les sciences de gouvernement (avec Martine Kaluszynski et Gilles Pollet dir.), chez Economica en 2003 et La tentation populiste au cœur de l'Europe (avec Janine Chêne, Éric Vial, Ghislain Waterlot [dir.]), à La Découverte en 2003.

Editeur : PUG

Auteur(s) : Olivier Ihl

Collection : Symposium

Publication : 1 avril 2006

Edition : 1ère édition

Intérieur : Noir & blanc

Format (en mm) Livre papier : 160 x 240

Contenu(s) : PDF

Protection(s) : Marquage social (PDF)

Poids (en grammes) : 520 (Livre papier)

Nombre de pages Livre papier : 288

Taille(s) : 1,3 Mo (PDF)

Langue(s) : Français

EAN13 eBook [PDF] : 9782706113375

EAN13 Livre papier : 9782706113376

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